San Basilio de Palenque by Colombia Infinita

Nous restons sur la côte Caraïbes encore un peu. Il y fait beau, il y faut chaud !

Cette fois, je vous emmène à San Basilio de Palenque, ce village est une petite enclave Africaine en Colombie. En effet, il se différencie par sa singularité de culture, de langue et d’art. Facilement accessible de Carthagène, il ne vous faudra qu’une heure pour changer de continent.

La culture « Palenque » est d’ailleurs inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco depuis 2005.

UN PASSE, UNE HISTOIRE

Ils venaient de Guinée-Bissau, du Congo, du Sénégal ou du Nigeria. Esclaves en fuite, ils créèrent en 1603 au cœur de la forêt amazonienne, le village de Palenque de San Basilio en Colombie. Quatre siècles plus tard, leurs descendants n’ont rien renié de leurs origines.

Dans tout le pays, Palenque de San Basilio est considéré comme un village d’irréductibles, symbole de résistance et de liberté. Une quarantaine d’esclaves en fuite ont fondé le premier palenque (village fortifié habité par des esclaves en fuite) de l’histoire latino-américaine et le seul restant. On peut d’ailleurs toujours y voir les fortifications.

Nous sommes tout de suite plongés dans le bain en arrivant, les Bass d’un « Pico » (de pick –up, énormes enceintes) résonnent à travers la place du village et le rythme s’immiscera dans votre tête pour la journée !

Il est incontournable de s’arrêter sur la statue du fondateur du village Benkos Bihoho et de celle du célèbre boxeur palenquero surnommé « le Kid Pambele » qui font la fierté de ses habitants.

Nous sommes tout de suite plongés dans le bain en arrivant, les Bass d’un « Pico » (de pick –up, énormes enceintes) résonnent à travers la place du village et le rythme s’immiscera dans votre tête pour la journée !

Il est incontournable de s’arrêter sur la statue du fondateur du village Benkos Bihoho et de celle du célèbre boxeur palenquero surnommé « le Kid Pambele » qui font la fierté de ses habitants.

On y apprend que ce village conserve une forte identité culturelle, comme la langue Palenque et bien sûr la musique. La visite promet de nous en mettre plein la vue et plein les oreilles.

La conservation de la culture palenquero tient aux origines même du village, où cette communauté s’est maintenue à l’écart du reste du pays durant des siècles, restant repliée jusqu’aux années 30. Et nous nous en apercevons vite en déambulant à travers les rues non bitumées et en longeant les maisons qui feraient penser à des cases Africaines.

LA LANGUE PALENQUE

L’abolition de l’esclavage il y a plus de 160 ans en Colombie n’a pas éteint le « Palenque », un trésor encore entretenu aujourd’hui. Mélange unique de bantou et d’espagnol, ce langage créole était parlé autrefois par les esclaves dits « marrons », ces fugitifs ayant trouvé refuge sur cette terre. Le « palenque » est officiellement pratiqué encore aujourd’hui dans une école de cette commune.

Nous continuons notre route par un salon de coiffure Afro, ou nous apprenons les différents styles. Il ne sera pas difficile de croiser une cliente qui pourra vous glisser deux ou trois mots en Palenque.

Profitez également pour repartir avec une toute nouvelle coiffure. Sensible s’abstenir, les tresses doivent être bien serrées !

LA MUSIQUE PALENQUE

Le village est en autogestion totale, la police et les services publics n’interviennent donc pas. Le milieu associatif y est alors très fort notamment dans la musique.

La reconnaissance à l’UNESCO de San Basilio lui permettra d’obtenir le financement de la construction du premier studio d’enregistrement du village en 2008. Nous avons la chance d’y trouver un groupe local en train d’enregistrer un morceau de Hip-Hop à la sauce palenqueroise.

Nous poursuivons avec la rencontre avec Maestro Rafael Cassiani, leader du groupe Sexteto Tabalá, il nous accueille tout simplement chez lui. Personnage épique de 85 ans, il nous conte sa vie et pousse la chansonnette accompagnée de son groupe et de son fidèle instrument « marímbula de cuerda » (caisse de boite et lame de métal) avec toute l’énergie et la passion d’un débutant.

Palenque peut revendiquer un rôle précurseur, puisque le village est aussi un berceau de la Champeta, ce genre hybride de rythmes latins, antillais et africains (salsa, soca, dance hall, soukous…).

La langue palenquero et les coutumes qui y sont attachées est un bel exemple de la richesse et la diversité culturelle de la Colombie, mais ce sont aussi des trésors qui dépassent la communauté et constituent un réel héritage des esclaves d’Afrique.

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